Les abeilles du Rucher d’Albert, en Champagne-Ardenne

Cadre de ruche aux Crayères
Magnifique cadre d’une ruche des Crayères

Ce vendredi, Sandrine et Sébastien BERNIER nous ont donné rendez-vous aux Crayères, restaurant doublement étoilé à Reims, par un bel après-midi ensoleillé. Ils nous présentent ainsi les cinq ruches et leurs abeilles, travailleuses assidues installées dans le parc du magnifique domaine de ce lieu si emblématique de notre région. Ce miel toutes fleurs produit sur place est destiné exclusivement au chef Philippe MILLE. C’est ainsi un plaisir pour ses clients, chaque jour, de déguster ce miel exceptionnel.

La transmission d’un savoir-faire

C’est donc le grand-père de Sandrine, Albert, laitier de métier, qui en 1943 se lance dans l’apiculture, transmettant ensuite à ses fils sa passion. Formé à son tour par son beau-père, Sébastien et bien sûr Sandrine reprennent le flambeau. Ils représentent alors la troisième génération à se consacrer à l’apiculture et tiennent particulièrement à cette continuité, ne pas perdre le savoir-faire. Sandrine travaille toujours avec le couteau de son grand-père !

Et quelle énergie il faut pour obtenir ce fameux nectar !

 Le même rythme de travail que leurs abeilles

Sandrine et Sébastien, qui exercent tous deux une profession, partagent cette passion au quotidien. Ils travaillent en étroite collaboration avec leurs abeilles. Ils s’insèrent dans leur rythme naturel sans intrusion, leur donnant ainsi les moyens optimum de produire un miel de grande qualité. L’association basée sur le respect fonctionne à merveille, puisque ce fameux trésor se retrouve sur la table des Crayères.

Sandrine et Sébastien sortant le cadre « couvain »

Ils exploitent 25 ruches, du type Abbé Voirnot (de fabrication française), chez eux à Mourmelon, au Clos Lanson du champagne éponyme à Reims et pour le restaurant de Jérôme FECK, l’Hôtel d’Angleterre à Châlons-en-Champagne, et donc aux Crayères. Cela représente environ 50 000 abeilles par ruche en pleine activité. Pas de transhumance de ruches chez ces passionnés.

 La colonie et la ruche

En janvier, la reine pond dans le corps de ruche. Le stade larvaire dure environ 28 à 30 jours. Ces fidèles travailleuses obéissent à la reine. Elles remplissent chacune une fonction : les nourrisseuses, les nettoyeuses, et les gardiennes qui, elles, empêchent les nuisibles de pénétrer à l’intérieur de la ruche.

C’est la phéromone de la reine qui attire les abeilles afin que chacune retrouve facilement le chemin de la « maison ». Il faut savoir que l’abeille ne butine que dans les 15 derniers jours de sa vie et ne va pas au delà de 3,5 km.

Cet or liquide niché dans les alvéoles
Cet or liquide niché dans les alvéoles

Le corps de ruche est le cœur même de la vie de la colonie. C’est là que la reine pond et que les abeilles stockent le miel et le pollen sur les cadres. On peut rajouter des hausses de corps lorsque l’activité est plus intense. En fait, on récoltera le miel dans la hausse laissant la réserve du corps de la ruche pour que les abeilles se nourrissent.

Le couvain
Le couvain

Situé au centre, le couvain est l’ensemble des alvéoles qui contiennent les larves et nymphes. C’est donc là que la magie opère et que les abeilles voient le jour. Nous avons eu l’immense honneur d’assister à la naissance d’une d’entre elles ! Moment privilégié et rare !

Naissance d'une abeille
Magie de la naissance d’une abeille !

L’ensemble est fragile : le climat, notamment la température, influence beaucoup le cycle de la ruche et par conséquent son exploitation. Nos deux hôtes sont des gardiens bienveillants de cet ensemble. L’abeille ne fait pas que piquer, elle est un pollinisateur d’exception qu’il faut préserver à tout prix !

Les différents miels  et le safran 

Leur spécificité est leurs miels parfumés préparés par Sandrine, qui ne manquent pas d’originalité et de finesse.

Aux agrumes : citron de Menton, citron vert, orange, pamplemousse, clémentine, yuzu, combawa. A la vanille : de Madagascar, de Polynésie française (Raiatea, Tahaa, Bora-Bora). Un produit d’excellence que vous pouvez utiliser en cuisine. Nous avons eu l’occasion de préparer différents plats sur leurs conseils. Tous étaient succulents ! Leur miel a aussi de multiples vertus : il faut savoir que la propolis est un antiseptique naturel, et que le miel, lui, aide à la cicatrisation.

Notre duo aime les défis de qualité. Ils cultivent également un safran avec lequel ils préparent un miel au safran, safran et miel en exclusivité pour Philippe MILLE. Mais peut-être aurez-vous la chance,  s’il leur en reste et si vous faites un tour au marché des Producteurs des Crayères, d’en acheter un pot de chaque. Tous deux vous serons proposés en édition limitée.

Sébastien, au Festival du Bon et du Goût 2018

Nous avons été touché par leur disponibilité. Après un moment d’échanges, ils nous ont présenté leurs protégées. Moment unique que nous avons savouré pleinement.

Complices à la ville comme sur le terrain, leur enthousiasme et leur énergie sont à la hauteur des vertus et qualités de leurs miels.

Ils nous ont confié que Philippe MILLE est, et restera, un parrain exceptionnel. Grâce à lui, leur miel est connu et reconnu par de grands chefs.

Sandrine et Sébastien participent à des salons durant lesquels ils font de belles rencontres avec des passionnés, mais également avec de prestigieux chefs.

A noter dans vos agendas :

– Marché des Producteurs des Crayères les 29 et 30 septembre 2018 (Reims),
– Festival du Bon et du Goût (Reims),
– Marché de Noël, champagne Chopin à Champlat-Boujacourt (51),
– Le week-end du 11 novembre chez la maison Waris-Larmandier, à Avize (51).


Le Rucher d'Albert et La Champagne a du goût !

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